Bon plan

vendredi 6 juillet 2012

Bouliac, ses noctures, les 10 km

Cela faisait quelques temps que je voulais me refaire un 10 km et si possible un 10 km officiel. Je voulais mesurer mes progrès,  si possible faire tomber la barre des 44', voire, fichu espoir, celle des 43, même si je ne me faisais pas trop d'illusions, encore trop tôt.

Bref, lors de mon précédent 10, j'étais un chouïa en dessous de 45', mais j'étais en pleine reprise, depuis, j'avais pas mal sué, alors, bon, ou en étais-je ?

Bouliac. Ses Nocturnes, avec un départ à 21h00. 

Une course plutôt fournie avec plusieurs centaines de participants, 450 à l'arrivée en tout cas, ça rend déjà le déplacement moins fantomatique. 


Une amie a refusé de m'accompagner. "T'es fou, Bouliac, j'y suis déjà allée me balader, ça monte et ça descend, je ne vais pas me tuer non plus" . Moi, plein de confiance, je me dis que ça ne devrait pas être si terrible que ça, après tout, cette course n'a pas un label FFA Montagne, mais FFA Régional, c'est vrai quoi.

Bon j'arrive, je cherche un parking, j'en trouve un, mais à 800 m de l'arrivée, 1500 du départ. Ca fait un peu loin, mais d'un autre côté, je retournerai au parking en mode décrassage...  Seul truc, le sol est défoncé, des ornières à se coucher dedans, mais nous y reviendrons tout à l'heure.

Je me rends aux inscriptions, 11€ sur place, un T Shirt technique blanc, j'aime bien, et... et un bon pour une bière... Mais... c'est seulement pour les hommes, parce que les femmes, elles, ce sera une plante ! Nan mais d'abord ! Nous y reviendrons également plus tard.

Bon, je vais me changer, je reviens pour l'échauffement et j'apprends que le départ est retardé de 15 min minimum, il y a des bouchons sur Bordeaux... Tu m'étonnes. Perso, j'avais pris mes précautions la rocade bouchée. Un accident sans doute ? Que ce fut long. Mais j'étais à l'heure.

Le parcours : 1 petite boucle suivie de 2 grandes.

Pan ! C'est le départ !

La première boucle part sur 600 m de faux plat descendant suivi d'une descente de 100 m pour remonter ensuite tout doucement, je suis en 4'11. Oooooh mon fidèle destrier, va falloir calmer les chevaux là oooooh ! C'est que, c'est rapide pour moi, ça sent la crame avant l'heure, hein !
Le km 2, à cause de la remontée, je suis en 4'29 puis le 3è en 4'23, ça redescend. Je suis un petit groupe composé visiblement d'un meneur d'allure facile. Je pressens qu'il va les amener sur 45', je me mets dans leur roue, enfin... dans leurs pieds... enfin, dans l'allure quoi. Bon, vous avez compris !

C'est au début du 4ème kilomètre que j'entrevois la douleur que sera la mienne : une belle grosse descente sur 200 / 300m environ avec en bas un virage serré. Le coureur devant moi manque de tomber en dérapant. Puis ça remonte à peine pour redescendre plus loin. Là je me dis que la remontée va faire mal, c'est immanquable. Je boucle le 4è kilo en 4'30, je suis encore dans le groupe. 


Arrive le 5ème kilomètre. Une succession de montées dont une belle côte, pas très grande, mais bien pentue, comme je ne les aime pas . J'ai l'impression de n'avoir aucune énergie dans les jambes, je me trouve particulièrement lourd. Mais elles sont passées où mes séances de côtes quasi hebdomadaires ? Je perds de vue le groupe dans lequel je m'étais installé, il est plus à son aise que moi. Pourtant, à regarder le chrono, je tourne quand même en 4'38, ce qui est plutôt nouveau pour moi sur ce genre de relief. Ca pourra en faire rire certains, mais il faut quand même les soulever les 93kg... Mais bon, 4'38, c'est déjà plus lent que 4'30. Je paie sans doute aussi mon départ trop fougueux.

 Le graphique de l'altitude n'est pas forcément super précis, mais ça donne une idée du relief. 

Ca va monter ensuite plus doucement, mais sans réellement discontinuer jusqu'au 5,5km pour reprendre sur les 600 m de faux plat sur lesquels je reprends mon souffle. C'est le début de la troisième et dernière boucle


Les km 8 et 9 seront vraiment difficiles, je suis bien attaqué. Le km 9 avec sa grosse côte sera bouclé en 4'54, ça ne sert à rien de faire trop d'efforts, je préfère me préserver pour le dernier kilomètre que je sais plus favorable pour moi. Je fais l'élastique avec un gars que je rattrape sur les parties plus douces, voire planes, lui me reprenant dans les côtes.


Le dernier kilo arrive, je patiente d'avoir la dernière côte derrière moi pour produire mon effort final. Ca y est, il me reste 800m avant que d'atteindre la ligne d'arrivée, j'accélère d'un coup. Je rattrape pas mal de coureurs éreintés pour finir ce dernier kilo en 4'09, plus rapide que le 1er. Ce sera ma seule consolation car sur le coup le chrono final sera décevant : 45'22... 
 Un gars devant moi me remercie, je l'ai réveillé dans sa "léthargie" , quand il m'a entendu fondre sur lui, il s'est réveillé pour donner un coup d'accélérateur. C'est ce genre de petit moment que j'aime aussi dans la course à pied, cette convivialité. 


Si je suis a priori déçu de mon chrono, je me dois néanmoins d'être satisfait de ma course a posteriori. En effet, si je regarde les statistiques d'arrivée, je finis dans le premier tiers de la course, à 34% au scratch d'arrivée . Je n'avais fait mieux qu'au semi du Biscarrosse où j'étais dans le 1er quart des arrivants (22%), mais c'était une "petite" course. Dans toutes les autres courses antérieures, j'avais des statistiques moins favorables. Force est donc de constater que je suis encore sur la pente du progrès. C'est le genre de constat qui ne peut que me rendre le sourire. 

J'attends dimanche prochain pour confirmer la chose, je vais participer à un autre 10 km officiel : La Course de la Côte de Beauté à Saint Georges de Didonne, laquelle n'est pas plate non plus, mais la côte de 1,5 km à faire deux fois est sans commune mesure niveau pourcentage.



J'ai aussi beaucoup aimé les photos prises pendant la course. Elles étaient bien réussies.  Les bénévoles ont été parfaits, à leur habitude, mais c'est toujours bon de le signaler. Le ravitaillement de fin de course a été bien mené par un sponsor local, merci à eux. 
 
Après m'être désaltéré, je voulais rester un peu, histoire de participer au tirage au sort de lots à gagner, mais la fraicheur du soir tombant sur mon corps ruisselant (allons allons mesdames... Hum...), je préfère rejoindre la voiture et me changer. Je n'irai pas prendre ma bière. De toute manière, je n'en voulais pas. Ce "cadeau" m'a d'ailleurs assez désarmé. 


Ces 10km sont une course labellisée FFA à laquelle les Hommes, avec un grand H se voient offrir une boisson alcoolisée. Les femmes, elles, auront droit à une belle plante sur la ligne d'arrivée. Comme si besoin était de rappeler à quel point les femmes coureuses étaient jolies à regarder. Pardon, je m'égare.


Non seulement on tombe dans la caricature de la bière pour les hommes et de la plante pour les femmes, mais en plus, les hommes ont eu droit à leur ticket bière avant le départ tandis que les femmes n'auront eu leur plante que sur la ligne d'arrivée. Perso, la bière, rien à faire, j'aurais LARGEMENT préféré la plante à offrir à ma femme. Et puis l'alcool, je ne savais pas que cela avait des vertus hydratantes moi... bravo aux organisateurs, bravo à la FFA ! Je trouve cette initiative d'autant plus désolante que le surlendemain, les automobilistes devront avoir un alcootest dans leur voiture... et donner de l'alcool à des coureurs qui pour la plupart devront reprendre leur véhicule pour rentrer chez eux... j'ai vraiment du mal à comprendre la logique. Je n'ai pourtant rien contre boire une bonne chope, mais je trouve que cela n'avait absolument pas sa place ici.


Autre point vraiment pourri de la course à mes yeux, c'est ce fameux parking au pied du stade dont le sol est complètement défoncé. J'ai eu un mal de fou à en sortir et je suis content d'y être arrivé sans bosse aux voitures. Non seulement nous étions serrés comme des sardines, mais le sol était tellement défoncé que j'avais peur de perdre le contrôle de mon véhicule à tomber dans une ornière et abimer un véhicule. Nan ça, c'était franchement pas top.



Au final, je ne pense pas y retourner l'année prochaine. Pas tant pour le relief sélectif de la course que pour cette histoire de bière et de parking. Faire 120 km aller retour pour risquer un PV et une bosse aux voitures, c'est retirer toute la convivialité de notre sport pour pas grand chose.

Dommage

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