Bon plan

dimanche 7 avril 2013

Dans 2013, il y a 2000, mais pas que !

et non, il y a 13 aussi ! 

Vais-je devenir superstitieux ?

Oct 2012 : je me blesse au genou, une blessure qui ne passe pas. 
Déc 2012 : Verdict final : ménisque et cartilage touché. 
Janv 2013 : Remède : injection au genou et moins de CAP si je veux pouvoir en faire encore un certain temps

Mais comme j'ai besoin de ma dose de sport, je me suis décidé à nager plus souvent, malgré un bassin à 60 km aller retour, à reprendre les rollers de rando dès les beaux jours et à chevaucher à nouveau un destrier, fut-ce il lourd.


Si l'infiltration m'interdit tout jogging pendant 15 jours, le médecin m'autorise à faire du vélo -tranquille- à nager et à faire du roller - tranquille aussi. Donc, en ce début janvier, je m'empresse d'aller chevaucher le destrier que m'a prêté un cousin, ça roule bien, petit passage sur un pont de bois humide, glissade, côte fêlée, hanche bien contusionnée et moult bleus partout. AAAAAAAAAAARGH !

Arrêt complet de 15 jours, éternuer, tousser et même rire (merci les collègues) m'est douloureux, alors nager ou courir... même pas en rêve. 
Je reprends tant bien que mal, d'abord le vélo sur un home trainer, j'ai compris la leçon et je ne peux pas encore tirer sur le corps, du gainage et encore 3 semaines pour me lancer à l'aventure du minimalisme.

Mais pour ça, je dois faire le deuil du marathon de la Baie du Mont Saint Michel 2013, j'ai pris trop de retard dans ma prépa, hors de question d'essayer de le rattraper

Je voulais faire un 10 km près de chez moi qui me tend les bras depuis 3 années de suite mais que je ne ferai pas cette année encore. Bon il y en a d'autres, mais celui ci, je veux le faire !

Dimanche 14 avril, un autre 10, ce sera la troisième fois que je le ferai celui là, même si j'ai bien compris que cette ane, je le ferai en mode "accompagnement" d'un pote. Qu'importe, j'ai surtout envie de retrouver la foule haletante et le bruit des baskets qui communient vers ce destin collectif qu'est la ligne d'arrivée, dans ce silence presque religieux que font les jambes qui avalent mètre après mètre le parcours qui se dessine sous nos pas.

Enfin bref, ça fait trois semaines que j'ai rechaussé les baskets, mais avec des sorties plus courtes et moins nombreuses, trois semaines que je suis dans la frustration des séances qui prennent fin trop vite : je me lance dans le minimalisme, je me dois d'être prudent, tous les sites qui en parlent n'ont de cesse de marteler qu'il faut y aller prudemment  pour ne pas se blesser, que la transition, c'est minimum 4 mois voire plus...

J'ai parfois mal au dos, je soupçonne ma foulée de ne pas être optimale, le coussin massant à pris du service, c'est musculaire et surtout, cela va déjà beaucoup mieux.

J'ai un mollet qui n'a pas aimé une sortie mini un peu trop longue à son goût, je dois l'écouter, je repars sur le talon. Le mollet apprécie, mais je me sens aussi plus lourd.

Bref, ça remue tout ça

Ce soir, je pars faire une sortie avec un peu de vma longue, 6 x 4' R2. La piste cendrée est fermée, je vais faire ma séance sur la piste cyclable. Je garde mes Nimbus 14 aux pieds plutôt que les Brooks Pure.

L'échauffement se passe bien, ma cadence augmente. Les 2,5 premiers kilomètres se font presque à 166 ppm de moyenne quand j'étais l'année dernière autour des 158 / 160 ppm, pour atteindre les 3 km suivants les 176 ppm. Je me cherche toujours, j'ai embrayé sur une foulée plus cadencée, je me cherche et je commence à mieux comprendre comment faire. Il faudrait que je puisse me filmer en guise de contrôle, avouez que ce n'est pas pratique.



Viennent les 4 minutes. La cadence augmente de facto. Même si je ne suis pas à fond le rythme est soutenu : j'opte pour un rythme de semi plutôt que de 10 km. J'y reste, je m'y sens bien et surtout, je reprends un plaisir que je n'avais pas ressenti depuis plusieurs semaines.

Je préfère la route aux trottoirs, trop de bateaux. 

Seulement voilà, je dois remonter sur le trottoir, j'entends une voiture arriver derrière moi et deux me font face. Je monte sur le trottoir et là, patatra, LA CHUTE.

Ma foulée est sans doute plus rasante qu'avant, je ne monte pas le pied assez haut, c'est la cata. 

Patatra
Les deux mains
Genou droit
Hanche gauche
La poitrine 
Le bras droit 

Et accessoirement, le corsaire, fichu.

La voiture qui me fait fasse stoppe, la conductrice vient à ma rescousse, je ne me sens pas vraiment faire les 2 km qui me séparent de ma voiture, elle me ramène, c'est gentil.

Cela fait trois jours, je ne peux recourir tout de suite.
J'ai bien pu faire du vélo, mais avec mes enfants, mode balade.

Décidément, dans 2013, il n'y a pas que 2000, il y a 13 aussi.

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