Bon plan

jeudi 13 juin 2013

Après 3 mois de "minimalisme" ou "foulée avant", "médio-pied" : premier bilan


Cela fait 3 mois maintenant que je me suis lancé dans un changement de foulée, pour passer d’une foulée talon à une foulée avant que d’aucuns appellent « naturelle », « minimaliste » ou encore « médio-pied ». Bon perso, je vais me tenir au terme de « foulée avant », je trouve cette expression plus parlante et s’oppose mieux je trouve à la « foulée talon », le terme minimaliste étant relativement galvaudé et « medio-pied » plus adapté aux connaisseurs qu'aux néophytes. Or, quitte à expliquer un principe à quelqu'un qui l'ignore, autant employer des termes qui ne feront pas frein à la compréhension.


Avant de me lancer sur mes premières séances minimalistes, quel était le constat préalable ?

Petit rappel

Petit rappel ultra rapide pour les néophytes. Deux manières de courir s'opposent : 
  1. la foulée talon qui consiste à poser en premier le talon puis d'effectuer un déroulé du pied pour aller de l'avant. Généralement, le coureur allonge loin sa foulée et en augmente la longueur à mesure qu'il gagne en vitesse. La jambe est souvent tendue au moment de l'impact au sol. Pour atténuer les chocs (essayez de courir ainsi pieds nus), on affuble la chaussure de course d'un talon plus (ou moins) énorme. Ce talon renforcerait paradoxalement l'appui talon. Inconvénient s'il en est : cette manière de courir serait génératrice à terme, de  blessures notamment au niveau des articulations
  2. La foulée avant du pied. Pour information, regardez n'importe quel enfant courir, c'est ainsi qu'il procède, d'où l'idée du "courir naturel". Le principe est de poser d'abord l'avant du pied (et non les orteils) puis le talon pourra toucher le sol, sans y trouver pour autant appui, avant que de poursuivre vers l'avant. Pour faire ceci, la foulée sera bien plus courte, la jambe sera pliée et non tendue au moment de l'impact avec le sol. Pour garder une même vitesse, la cadence de la foulée sera plus importante. Certains parlent de 180 pas par minute comme cadence idéale, mais nous en avons déjà parlé dans un précédent article.
 

Constat préalable


Comme j’avais un accéléromètre au pied depuis plusieurs mois, combien même je n’étais pas m’occupé des données de cadence, je suis retourné dans l’historique de mes sorties, toutes sagement enregistrées dans mon logiciel SportTracks 3. L’historique m’a donné accès à la cadence du seul pied armé de l’accéléromètre, que je multiplie par 2 pour avoir la cadence aux deux pieds en pas par minute (ppm).


J’ai regardé plusieurs choses :

  • Les cadences moyenne et maximale de plusieurs footings
  • Les cadences moyenne et maximale de quelques fractionnés courts et longs (30/30 ou 2000m)
  • Les cadences moyenne et maximale de toutes mes compét depuis la reprise de la CAP.

Avec 156 ppm en footing, ma cadence moyenne était faible et correspondait à une cadence type des « coureurs récréatifs » ainsi que le qualifierait Blaise Pascal (la clinique du coureur). Le constat reste identique sur plusieurs footings, avec une légère augmentation de cadence après deux ans de reprise, mais bon, rien de net finalement.



Lors d’une séance de fractionné long, (4 x 2000 m), si l’échauffement reste autour de 158 ppm, la cadence des phases actives de 2000m augmente déjà plus nettement, mais je reste encore loin du compte avec une moyenne de 165 ppm



C’est lors de séances de 30/30 que ma cadence augmente franchement pour atteindre un pic de 180 ppm, mais pour une moyenne seulement de 169 ppm. Suis-je en mode minimaliste pour autant ? Rien n’est moins sûr, car si la cadence maximale atteint bien les 180 ppm, la cadence moyenne elle reste encore finalement basse. Je dois sans doute encore nettement allonger ma foulée pour accélérer.



Côté compétition :

Mon premier 10 km, 4 mois après ma reprise de la CAP : objectif–50’ : atteint.

La cadence moyenne est de 81 ppm soit 162 aux deux pieds, le parcours en montées et descentes avec de nombreuses reprises. La cadence augmente légèrement sur les deux derniers kilomètres du fait de l’augmentation de l’allure (de 4’58 sur les 6 1ers à 4’35 les deux derniers)







Semi marathon
Allure moyenne de 162 et 2 pics nets lors des 2 passages sur le sable, 300 mètres environ.

Histoire d'enfoncer le clou, sur une photo prise pendant la course, je remarque que je talonne nettement. 


6 mois plus tard et 3 semaines après mon 1er marathon, voici le 3ème 10 km avec 4 minutes de gagnées par rapport au 1er 10.

L’allure moyenne est un peu plus rapide : 166 ppm (contre 162 ppm 6 mois plus tôt) pour un max à 172 ppm atteint dès  
le départ, sans doute dû au départ en côte et en peloton serré ? Un autre pic en fin de course qui s'explique par une bien belle côte également. Ce relief plus marqué est sans doute la raison de la hausse de la cadence : quand ça monte, il faut réduire sa foulée.


En novembre 2012, j’ai pris le départ du marathon de Rennes (mon deuxième), sachant que je ne le finirai pas, mon genou étant douloureux – crève cœur.  Je n’aurais d’ailleurs jamais dû prendre le départ ! Au final, j’ai été récupéré par ma famille au 31ème km.

Je me rappelle que je faisais ce que je pouvais pour soulager ce genou douloureux et mon principal souvenir est que je cherchais à me mettre sur la partie de la chaussée la plus favorable pour moi.

En retournant dans le fichier de ma course, force est de constater que si j’ai couru lentement (2h au semi) ma cadence a été bien supérieure à mes cadences habituelles pour ce genre d’allure : je suis passé d’une cadence de 158 ppm à une cadence de 166 / 168 ppm. Bref, pour soulager mon genou, j’ai largement réduit la foulée et augmenté ma cadence.

J’ai relu sur Sportstracks le commentaire que j’avais écris pour mémoire juste après la course et qui résumait la journée : « Les mollets compensaient et sont devenus durs comme du béton ».  Le lendemain, monter ou descendre les escaliers étaient devenus une véritable épreuve qui a duré 3 jours ! Bref, pour soulager mon genou, j’ai dû naturellement adopter une foulée avant ou qui y tendait, sans en avoir eu conscience. En novembre 2012, je n’avais pas encore entendu parler de « foulée avant », mais c’est ce que j’ai dû faire et n’étant pas habitué à courir ainsi, pas étonnant alors que mes mollets se soient transformés en béton.


A noter que la cadence augmente à mesure que les kilomètres défilent.

J’ai abandonné au 25èmekm en bas d’une première côte, car il était devenu impossible à mes mollets trop douloureux d’appréhender ce relief. J’ai quand même dû rejoindre le 31ème où ma famille m’attendait. C’est entre le 28ème et le 29ème km où j’avais repris un peu en trottinant, que j’ai atteint un pic de cadence à 176 ppm.

Pour résumer :

      • Des footings à -160 ppm
      • Des compétitions autour de 162 / 164 ppm
      • des fractionnés longs autour de 166 ppm
      • Des fractionnés courts autour de 170 ppm
Donc, même si j'allonge certainement ma foulée avec la vitesse, j'augmente également la cadence. 

 

Et maintenant ?


Après plusieurs semaines d’errance sportive, de médecin et autres IRM et une infiltration au genou plus tard (j’ai oublié aussi, deux chutes avec à chaque fois une côte de touchée…), j’ai donc fait évoluer ma manière de courir pour passer d’une foulée talon à une foulée avant pied.

Je me suis lancé en mars et ai acheté des Brooks Pure Flow.

Rien qu’en marchant, les Brooks Pure Flow procurent une autre sensation, celle de ne plus avoir de talon, ou d’avoir un talon raboté. C’est un peu comme si le fait de se mettre sur le talon nous bloquait vers l’arrière. Je les ai essayées sur tapis dans le magasin, bonnes sensations.

Les 2 premières séances ont été réalisées avec échauffement en runnings traditionnelles (Asics Nimbus 14) suivi de fractionné sur piste cendrée (en mauvais état) avec les Brooks Pure Flow

La 3ème sortie footing a été faite avec mes Asics (15 km), mais en cherchant à ne pas talonner. Pas super facile.


Après ma 1ère séance, le copain me demande comment je vais. Réponse : NICKEL, aucune douleur.

Je reprends la voiture et là, je sens mes pieds chauffer sous les pédales. Loin d’être alarmé, j’y vois surtout la satisfaction du devoir accompli. C’est plus tard dans la soirée que mes mollets me rappellent à leur bon souvenir… Le lendemain matin : léger mal de dos, mais qui heureusement ne durera pas. Il réapparaîtra après la seconde séance, puis fini.


En VMA, sur les phases d’attaque, j’atteins dès la première séance des pics au délà des 180 ppm pour une moyenne de cadence de 176ppm (88 sur le pied équipé de l’accéléromètre). Je ne cherche pas à taper le chrono, mais plutôt à rester attentif à ma foulée et à bien atterrir sur l’avant du pied. On ne peut pas tout faire, il ne faut surtout pas tout faire.

Pendant ces séances de fractionnés, il m’arrive de sentir le talon, mais avec ce genre de chaussures et mon poids (+90kg), je suis obligé de rectifier immédiatement...

Les phases de récup sont faites soit en footing trèèèèèès léger, soit en marchant. Je fais attention à rester sur le devant du pied, c’est un peu moins vrai quand je marche, disons, plus compliqué.

Au final, ces deux premières séances et surtout les douleurs corporelles qui leur ont été associées m’ont fait réaliser qu’attaquer directement par de la VMA n’était pas une riche idée, même si le volume kilométrique en lui-même était réduit.


Troisième séance : le jogging en chaussures traditionnelles, les Asics Nimbus pour mémoire, mais tout en essayant d’atterrir sur l’avant.

C’est d’un côté plus facile que les séances de VMA, car je vais moins vite, mais un peu plus dur car le volume augmente nettement. Le palpitant se fait sentir. Les kilomètres défilants, avec la fatigue je sens parfois le talon. Je préfère faire une pause, car en repassant sur le talon, je sens une vraie lourdeur dans mon corps : ça tape, malgré mes chaussures super-méga-amortissantes-et-pourtant-pas-encore-usées. Cette soudaine lourdeur talon me fait également réaliser à quel point j’évoluais avec une impression de  légèreté depuis le début du footing en étant sur l’avant du pied ! Vous me suivez ?

Je termine ma sortie en étant bien. Par contre, le lendemain j’ai eu droit à quantité de courbatures dans toutes les jambes, cuisses comprises. Je décide de faire repos. 

Ce footing a été réalisé à une cadence moyenne de 165 ppm avec des pics dépassant les 172 ppm lors d’accélérations.C'est nettement mieux qu'avant, non ?


Il y a encore du travail à accomplir. Normal.

Il y a cependant une chose que j’ai ressentie sur ces 1ères séances : l’impression d’un palpitant qui accélérait nettement.

Je n’ai aucun historique de cadence ou de FC d’il y a 12 ans, avant mon arrêt de la CAP.

J’ai très peu d’historique de FC sur la période actuelle, car j’ai rarement utilisé le cardio, d’abord parce que la ceinture me sert trop et ensuite parce que je ne donnais pas de signification aux données cardiaques, je préférais me servir des allures VMA pour construire mes entraînements.

Je ne me suis servi de la ceinture cardio qu’au tout début de la reprise de la CAP, pour l’abandonner ensuite et la reprendre avec le test de la Suunto Ambit. Depuis, je me suis habitué aux données cardiaques, j'ai également appris à endurer la présence de cette ceinture un peu trop juste pour ma puissante cage thoracique (hum...).

Si le palpitant avait nettement augmenté au début de ma transition, il repart à la baisse après trois mois maintenant. C’est encourageant.


Petite info, Suunto à l’instar des autres marques, propose des sangles supplémentaires pour les tout petits gabarits (des femmes le plus souvent) mais contrairement aux concurrents que je connais, elle propose également des sangles supplémentaires pour les très grands gabarits. Dommage que le système d’attache soit spécifique à la marque ! 

Deuxième info : si les transmetteurs utilisent un protocole de transmission de données souvent spécifique à leur marque (Polar et le protocole WIND, Suunto et son ANT, Garmin Timex Décathlon et la technologie ANT+ (le + a son importance) sans oublier les autres marques avec des protocoles codés ou pas), les sangles, elles, sont souvent inter compatibles, pourvu que le système d’attache ne le permette !

C’est l’émetteur qui change, pas la ceinture. Prenez une sangle souple Polar ou Garmin à bouton pression et vous pourrez leur adjoindre les récepteurs de l’une ou de l’autre marque, sauf si comme chez décathlon et leur ceinture ANT+, ils ont fait modifier l’attache des pressions… Bref, en théorie, vous pouvez prendre une sangle à pression Polar et l’attacher à un émetteur à bouton pression Garmin Ant+, ça fonctionne !

Maintenant, comme je n'ai pas testé toutes les combinaisons, loin s'en faut, essayez quand même avant de faire vos combinaisons.





Cet aparté étant fait, revenons-en à mes observations :

4ème séance : échauffement en chaussures traditionnelles pour ensuite retourner sur la piste cendrée faire des éducatifs. Seulement mon mollet gauche n’a pas aimé, arrivé sur la piste, j’ai préféré écouter mon corps et arrêter ma séance, ne pas prendre le risque de me blesser. De retour à la maison, je me suis fait une longue séance d’étirements doux, histoire de ne pas marcher sur des œufs le lendemain. 

5ème séance, la semaine suivante, je suis parti pour un footing léger. J’ai abandonné l’idée de refaire du fractionné tant que mon corps n’aurait pas intégré cette nouvelle foulée. J’ai par là-même fait le deuil de tous mes projets de compétition qui me tenaient pourtant à cœur en ce début d’année, pour ne me concentrer que sur ma transition. Le côté « deuil » peut paraître excessif, mais quand on est coureur, on ne se refait pas, même s’il y a plus grave dans la vie. D’un autre côté, j’ai bien conscience que je suis loin d’être un champion et que je me dois de garder un minimum de raison si je veux arriver à courir dans le temps.

Bref, je pars donc en footing léger, avec mes chaussures traditionnelles. Mes mollets se font assez rapidement sentir. Je décide de me remettre sur une foulée talon et là, à chaque pas, rebelote pour une méchante impression de m’écraser sur le sol.

J’ai compris à ce moment-là qu’il ne serait plus question pour moi de reprendre une foulée talon et que faire un mix talon / avant du pied me serait impossible. 

Je termine ma sortie en alternant marche et footing, c’est la seule chose dont je suis capable. Du coup, je prends également la décision de réduire et le volume et le nombre de séances pour passer de 4 à 2 hebdomadaires, tout en me laissant le temps de récupérer entre les deux. Je referai du volume plus tard. 

Pour résumer mes décisions après cette séance 
      · réduire le volume
      · réduire le nombre de sorties hebdomadaires
      · ne courir qu'en foulée avant et non en alternant talon / avant pied
      · ne plus faire de fractionnés tant que la foulée avant pied n'aura pas été digérée

6ème séance : Je pars à nouveau en chaussures traditionnelle pour faire des séries de 4’. C’est aussi et malheureusement au cours de cette séance que j’ai à nouveau chuté et que je me suis cassé une côte.

Je dois donc subir un nouvel arrêt du sport. Je me console en me disant que c’est un mal pour un bien, même si je peste contre cette mauvaise année 2013, mais au moins pendant ce temps-là, mes mollets vont trouver du repos.

Ni tenant plus, j’ai repris les séances de CAP après 15 jours d'arrêt, uniquement en footing léger. La côte qui me fait mal quand je tousse ou éternue ne se fait qu'à peine sentir en courant ! Je peux me permettre du vélo aussi, le vtc et ses larges pneus amortissent bien les vibrations, mais pour la nage, j’ai dû attendre fin mai / début juin pour reprendre.

N’étant plus question d’alterner foulée talon avec foulée avant, j’ai également rangé  mes Nimbus au placard. Elles ne me serviront désormais que pour marcher. Et HOP !

Les footings légers deux fois par semaine ont duré jusqu’à ce début juin.

Début juin, deux séances de fractionnés, pas à fond, juste histoire de reprendre un peu de bonnes habitudes, ça fait du bien, beaucoup de bien.


La cadence moyenne des parties fractionnées est nettement supérieure la moyenne du footing pour passer de 168 à 178. A noter qu'à courir avec mon pote, qui lui cadence moins, je subis l'effet "cercle des poètes disparus" : nos cadences se rejoignent sur le footing, pour se réduire chez moi. Alors que je cadence maintenant à 172 / 174 ppm de moyenne sur footing, je tombe à 168 avec lui. Cette baisse de cadence n'est plus sur les parties rapides, il est plus rapide que moi le pote, il me devancera donc rapidement, me laissant seul à ma peine.

 

En première conclusion et après 3 mois de transition


Au fur et à mesure de mes footings, ma cadence moyenne a augmenté pour passer de 158 ppm avant ma transition, à 165 ppm au début de ma transition et à 172 / 174 ppm de moyenne après 3 mois. C'est encourageant et il faut savoir prendre le temps de transitionner, d'acquérir ou de modifier ses réflexes acquis depuis ma reprise de la CAP. Parfois, je sens mes jambes chercher le bon rythme, tout n'est donc pas encore "fixé".

Mes mollets ne me font quasi plus sentir et je réalise des sorties longues qui approchent les 20 km. C’est la plante des pieds qui peut chauffer un peu, mais du coup, je prends une journée de repos supplémentaire. Hors de question également de faire une nouvelle sortie si mon corps est encore douloureux. Bigre ! C'est la sagesse de l'âge qui m'atteint ! Cependant, je commence à passer à trois séances hebdomadaires. Je ne devrais repasser à quatre séances que d'ici septembre, de toute manière, la chaleur faisant, c'est le vélo qui va reprendre nettement du service.

Ma fréquence cardiaque qui avait également nettement augmenté en début de transition, reprend également tout doucement le chemin vers des moyennes plus basses et plus acceptables, je fatigue nettement moins. Je m'en doutais au début, ou plutôt c'est ce que j'espérais, ça se confirme aujourd'hui.

Le bilan est donc pour l’instant très positif, mon genou fatigué me laisse une paix royale, c’était le but également.


Maintenant, mes prochains objectifs :

  • Un 10 km trail le 16 juin
  • Un 10 km route de côtes le 28 juin
  • Un semi probable le week end suivant
  • Un autre 10 km le week end d’après.

Cela pourra paraître chargé, mais j’ai décidé de faire ces courses sans objectif de chrono et d’annuler si je devais ne pas le sentir, surtout le semi marathon.

  • Ensuite, mi-aout, un autre semi, que je veux faire depuis 5 ans, toujours sans objectif de chrono, même s'il est ultra plat.
  • Normalement un triathlon découverte courant septembre
  • Un semi en octobre

Tout cela dépendra en fait de l’évolution des choses bien entendu.

Pour finir

N'hésitez pas à me poser des questions sur mon expérience personnelle de la transition, un peu différente de ce que beaucoup préconisent et que je n'irai pour autant pas contredire. Mais personnellement, j'ai préféré réduire et le nombre et le volume des séances avant-pied plutôt que d'alterner foulée talon avec foulée avant. 

Cette alternance au cours d'une même séance m'a semblé impossible à réaliser. C'est surtout le retour talon avec des chaussures légères, pour moi qui suis à 90kg, que je trouve difficile, pour ne pas dire traumatisant. Mais c'est là un vécu personnel.

De plus, il me semble que courir avec des chaussures dites "minimalistes" souvent plus légères, au drop réduit et à l'amorti talon très faible, n'est pas compatible avec une foulée talon. Au mieux cela va réduire l'espérance de vie de la chaussure, au pire cela va conduire à des blessures plus importantes et encrer chez le coureur blessé, la certitude qu'il n'y a rien de mieux que la foulée talon, sans s'être donné la chance de l'apprivoiser.

Après, il y a aussi la solution de changer de chaussures en cours de séance, mais je ne me vois pas partir en footing avec une paire de chaussures dans les mains. Pour moi, courir, c'est m'affranchir de quantité de contraintes : rien dans les mains, rien dans les oreilles, pas de pod, mp3 ou autre téléphone au bras. Certes j'ai toujours ma ceinture avec moi, car il faut bien que je transporte mes clés, mon téléphone lors de mes échappées solitaires, parfois de l'eau quand il fait chaud comme en ce moment, mais cela ne va pas au delà.  

Bon run

Malo



7 commentaires:

Laurent Broqué a dit…

Merci pour ce retour d'expérience. Exactement la même démarche que moi :) Sauf que moi j'ai enchainé les contrctures aux mollets :( J'ai surement voulu aller trop vite dans la transition, pourtant, ma dernière contracture je l'ai eu au cours d'une scéance de 20/20 alors même que j'avais enchainé des entrainements de 40-50 minutes sans problème.
En attendant, j'ai repris mes pompes amorties pour faire du foncier et reposer mes mollets. Quand les mollets iront bien, je réintroduierai petit à petit mes go-Run.
En tout cas je suis content de voir que tu as aussi eu mal aux mmollets : c'est donc normal.
Bon run

Malo97 a dit…

Merci pour le commentaire laissé

La contracture qui survient suite à une séance de 20/20, c'est sans doute aussi dû à la violence de l'effort, certes bref, mais violent?

Après mes deux 1ères séances de fractionné en début de transition, j'ai attendu 3 mois pour en refaire, et encore, que du fractionné long, donc moins violent que du 30/30 ou autre. Perso, je suis parti du principe qu'on ne peut pas tout faire en même temps sans danger.

Ensuite, repos, repos et repos quand les douleurs sont là.

Perso, le retour aux chaussures avec amorti et surtout la pause talon n'a plus été possible. Donc, alternance des deux foulées impossible pour moi. J'ai préféré l'option allègement et la frustration qui accompagne.

Bonne poursuite

Anonyme a dit…

Je fais cette transition également.
Je confirme : les grosses douleurs aux mollets, une contracture également pour moi et une bonne dose de patience ...
J'ai lu et entendu à plusieurs reprise qu'une année complète était nécessaire pour changer de foulée.
bon courage

Malo97 a dit…

Une année complète, je ne sais pas, tout dépend sans doute de ses objectifs, de son niveau de départ des blessures éventuelles occasionnées par la transition.

Perso, j'y suis allé mollo, tant en réduisant le nombre que la durée des séances pendant les 3 1ers mois

début de transition mars, 1ère course mi juin (10 bornes) puis début juillet un semi.

Aucune perf recherchée, vue que niveau entraînement, je n'avais rien pu faire de spécifique, mais le semi s'est super bien passé niveau fatigue et distance. J'ai surtout souffert de la grosse chaleur.

Je suppose que pour un marathon par contre, vaut mieux attendre plus longtemps ?

En attendant, merci de m'avoir lu et posté un message

Bon run

Malo

Anonyme a dit…

Bonjour,
Vous mentionnez qu'en foulée médio-pied, il ne doit pas y avoir d'appui sur le talon et que la foulée est plus courte. C'est une manière d'abord la foulée médio-pied mais ce n'est pas la seule. En fait, l'appui du talon est tout à fait nécessaire mais après l'appui médio-pied. Je vous invite à visiter mon blog : www.leplaisirdecourir.blogspot.com.J'ai également écrit un livre consacré à la technique médio-pied. On peut tout à fait garder une bonne longueur de foulée lors de la transition. Ce qui compte avant tout c'est la modification de la poulaine. N'hésitez pas à me contacter pour échanger sur ce sujet: afbra@hotmail.com. S. Séhel

Malo97 a dit…

Bonjour et merci d'avoir laissé un commentaire

Quand je dis qu'il ne doit pas y avoir d'appui, je voulais surtout dire qu'il ne fallait pas atterrir sur le talon, mais d'abord sur l'avant du pied. De fait, le talon finira certes par toucher le sol, mais ce sera plus un contact qu'un véritable appui dynamique au sens où cet appui n'aura pas (ou peu) de rôle dans la relance

Quant à la poulaine (en biomécanique, la poulaine correspond à la trajectoire du pied, ou de la cheville) le fait de modifier sa foulée en passant d'une foulée arrière à une foulée avant, modifiera de fait cette poulaine.

Quant à la longueur de la foulée, elle s'allongera avec l'augmentation de l'allure, certes, et ceci, que ce soit en foulée talon ou en foulée avant. Mais :

en foulée talon, le coureur ira chercher beaucoup plus loin devant encore ce qui augmentera d'autant l'impact au sol

en foulée avant, l'attaque du pied commencera peut-être un peu plus loin, mais pas tant que ça. Par contre, le pied finira beaucoup plus loin et plus haut derrière pour avoir un grand cycle arrière.

De plus, l'augmentation de l'allure sera aussi produite par une augmentation de la fréquence de foulée, mais cette augmentation de fréquence sera plus importante en foulée avant qu'en foulée arrière. En tout cas, ce sont des constations faites chez moi à l'aide de mon accéléromètre.

Maintenant, 10 coureurs en foulée arrière n'auront pas exactement la même foulée, tout comme 10 coureurs en foulée avant, il n'y a pas une unique foulée talon ou une unique foulée avant.

Certains estiment qu'il faut atteindre 180 ppm pour réussir sa foulée avant, mais perso, je n'y arrive qu'en entraînement sur des fractionnés assez rapides pour moi. En compet, je suis plutôt autour de 174 / 176. Pour autant, je pense quand même être en foulée avant.

En la matière, il n'y a pas de vérité absolue, mais plutôt des grandes tendances

Quant à une transition réussie, certains y arrivent en intégrant des moments de foulées avant au sein d'un entraînement réalisé en foulée talon. Perso, cela m'a été impossible. Les aller retour entre les deux types de foulées étaient trop contraignants pour moi, j'ai préféré complètement abandonner la foulée arrière et les chaussures qui allaient avec après deux semaines pour la seule technique de foulée avant. Par contre, j'ai dû réduire et la fréquence et la charge de mes entraînements pour ne pas me blesser. Au final, je ne me suis pas blessé. J'ai compensé le manque d'activité CAP par du vélo + de la natation

Bon là, pour l'anecdote, je suis à l'arrêt, mais pas à cause d'une blessure de CAP, je me suis pris un banc sur le pied, petit orteil fracturé. Du coup, je nage.

Anonyme a dit…

vous écrivez : "Je fais attention à rester sur le devant du pied, c’est un peu moins vrai quand je marche, disons, plus compliqué."
erreur : en marchant aucune problématique de posé de talon ou pas, on s'en fout ! ;-)
c'est en courant que l'attaque talon est problématique...