Bon plan

mercredi 10 juillet 2013

Bruges : le semi-marathon des Jalles ou l’impossible abandon

C’était à Bruges, en Gironde ce 1er dimanche de juillet

Je n’étais pas entraîné pour, je n’y allais pas pour y faire un temps, juste pour me faire une belle sortie longue en situation, ma première compétition à la sauce avant-pied (ou minimaliste, faites votre choix), la plus grande distance également depuis ma transition.

A défaut de taper un chrono, j'espérais tourner autour d’ 1h50, à la vue de mes dernières sorties longues en solitaire, c’était largement à ma portée, sachant qu’en compétition, je suis toujours mieux. Et bien je n’ai pas été déçu.

D’abord
la chaleur, importante. NON ! TRES IMPORTANTE !

Mais bon, nous sommes en plein été, le risque existait, on a été (ben oui quoi !) en plein dedans ! Du coup, s’il devait faire à ce point chaud pour mon prochain semi (18 aout prochain), je pense que je ne me contenterai du seul 10 km ! Mais bon, après le printemps certes doux, mais trop pluvieux, on n’allait pas se plaindre non plus !

Ce semi, qui semble avoir rencontré un succès au-delà des espérances pour une 1ère édition (592 arrivées quand même !) et qui combiné à la grosse chaleur du jour, a vu ses bénévoles dans la difficulté dès le premier ravitaillement : assèchement à prévoir mais non programmé de château La Pompe, des gobelets qui s’évacuaient plus vite qu’ils n’étaient remplis, la meute assoiffée des coureurs  courageux (ou fous ?) n’avait de cesse de happer la moindre goutte du précieux breuvage que la chaleur rendait indispensable, même si un petit vent la rendait plus supportable. Et là, on peut leur tirer un vrai grand chapeau à tous ces bénévoles, car ils n’ont pas démérité, eux non plus.

LES RAVITAILLEMENTS

Chose peu fréquente, ils étaient placés tous les 4 km. Je ne sais pas d’où venait cette idée de surenchère, mais comme elle fut la bienvenue ce jour-là !!!

Chose pas toujours visible non plus, les ravitaillements avaient été pensés pour éviter le gâchis : pas de bouteille, mais des bombonnes d’eau de 5 L (ou 10 L ?) en guise de réserve, puis des pichets qui remplissaient les gobelets en carton. Pas mal pas mal. Au 16ème, un tuyau était directement branché depuis chez l'habitant pour remplir les bombonnes vides, grand merci à eux !

Beaucoup de nourriture, mais c’est surtout d'eau dont le millepatte se désaltérait. 

Petit hic cependant, deux tables à chaque ravitaillement là où le double aurait été nécessaire pour permettre un meilleur étalement des soiffards dont je faisais partie, l’année prochaine sans doute. Ce semi est jeune et le succès faisant, je pense que les organisateurs ont eux-mêmes été surpris.

C’est à l’arrivée que ce manque d’espace était le plus flagrant. L’espace du ravitaillement final était malheureusement trop étroit pour le nombre, il regorgeait de nourriture joliment présentée (un traiteur sans doute), mais dont personne ne semblait vouloir, mais aussi de pichets… de rosé frais, délaissés par les arrivants assoiffés d’eau et autres sodas, sans oublier l’excellentissime idée de la pastèque tellement rafraichissante et autres melons découpés !!! Pour autant débordés, les bénévoles ( ?) œuvraient sans discontinuer sans s’énerver malgré l’empressement de tous, merci à eux. 

Ce n’est pas que nous les coureurs étions incorrects ou sans gêne, non, c’était surtout que nous étions terriblement assoiffés. Personnellement, je crois n’avoir jamais autant bu sur une compétition : 1 à 2 gobelets à chaque ravitaillement, du sucre que je ne prends jamais d’habitude, et à l’arrivée, j’ai bien dû avaler 1,5L de liquide et autre pastèque, pour boire un autre bon litre en arrivant chez moi puis un autre bon litre dans la fin de soirée. Du jamais bu (oups!) pour moi. 

Bref, la journée fut éprouvante, mais le ravitaillement a été à la hauteur. Petite suggestion : plutôt que de mettre des 10aines d’éponges dans des poubelles d’eau sur les ravitaillements, pourquoi ne pas en proposer une dans le package de l'inscription, histoire de moins en couper sur l’ensemble tout en proposant les poubelles sur le parcours, mais remplies d'eau seulement alors ?

Gros reproche par contre : la présence du rosé à l’arrivée. Certes la course à pied se veut et est conviviale. Certes le rosé se veut lui aussi convivial, mais ces ceux éléments de convivialité ne font définitivement pas la paire !
  1. D’abord, l’alcool, ça déshydrate, donc après du sport, franchement…
  2. Ensuite, certaines personnes peuvent avoir l’alcool méchant et provoquer d’inutiles altercations
  3. Et au final, si un participant (que l’alcool n’aura pas rendu désagréable) devait repartir et tuer une personne sur la route à cause de l’alcool... quelle responsabilité! On pourra toujours arguer que chacun est responsable de ses actes, mais comme pour Bouliac, je trouve ça franchement très mauvais.Non je ne suis pas vieux jeu, je me méfie juste de l'abus de certaines choses et des conséquences parfois dramatiques qu'elles occasionnent. 

LE PARCOURS



L’idée d’abandonner a vite germé en moi, mais chose que je ne savais pas : il n’y avait qu’une seule boucle et je ne connaissais pas les lieux. C’est au 20ème que je suis passé devant ma voiture, j'aurais été bien bête d'arrêter alors !

J’ai voulu abandonner pour trois raisons :
  1. La chaleur était assassine
  2. Juste après le km 4 nous avons eu droit à un (beau) passage de +2 km hors bitume, le semi se transformant en (gentil) trail. Sauf que je n’ai jamais été hyper à mon aise sur ce genre de terrain. A l’entraînement, ces passages passent, mais ils me fatiguent plus. Combiné à la chaleur, ça m’a tué dans l’œuf.
Le palpitant est monté en flèche malgré une allure qui s’était considérablement réduite et j'ai eu bien du mal à récupérer, surtout que...  

3 - Sorti de ce passage, deux relances ont été nécessaires pour traverser une route et emprunter... une côté d’environ 700 m ! Elle n’était certes pas insurmontable, mais après le passage que nous venions de faire et la chaleur, j’en ai vraiment bavé. Alors que j'ai habituellement de bonnes capacités de récupération, même pendant l'effort, j'en ai été incapable cette fois ci.
Malgré tout, j’ai pu fouler des zones de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux) avec des yeux nouveaux. Je connais peu la CUB, et j’y ai découvert quantité d’espaces verts, du type de ceux auxquels on ne s’attendrait pas en pleine ville. Au final, même si ce parcours était très exigeant (je passerais sous silence également le passage sous le pont, ses reprises d’allures exigeantes et les virages glissants), il n’en est pas moins digne d’intérêt. Si ce parcours devait perdurer, ce semi ne permettra sans doute pas de réaliser une perf. Il sera plutôt un semi sur lequel on viendra découvrir un autre visage de plusieurs villes.
Au final, si je suis passé en moins de 52 au premier 10, j’ai terminé cette aventure en 2h04 !!! Du jamais fait encore pour moi, mais qu’importe le temps, je ne venais de toute manière pas pour cela.

Côté convivialité, il y avait aussi prêt du complexe sportif où se passait les inscriptions, un petit village sportif et dégustatif : stand paëla, de producteurs locaux mais aussi un stand de l’Entente Sportive de Bruges et un autre de la FF Randonnée.

Je terminerai mon billet en râlant sur un point qui m'a déplu d'entrée, et que je trouve limite (en plus du rosé) : pour obtenir le maillot de la course, il faut retourner sur Bordeaux dans un magasin de Running ! Ayant vu des coureurs avec ce qu'il semblait être le maillot de la course sur le dos, ce traitement a-t-il été réservé aux seules inscriptions sur place en plus du tarif plus élevé comparé à l’inscription postal ? Je n’en sais rien, mais en attendant, ce magasin ne risque pas de me voir un jour ! 

Et puis non, je terminerai mon billet par une note plus positive :

Merci aux organisateurs pour cette très belle course
Merci aux bénévoles pour leur dévouement 
Merci aux spectateurs pour leurs encouragements.

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